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(Groupe Akan) Les N’zima connu sous l’appellation Apollo en Côte d’Ivoire
Comme tous les peuples du monde, les différentes communautés qui constituent la population Ivoirienne, ont leurs pratiques et des différentes manières de manifester leurs cultures et leurs coutumes.
Le peuple N’zima de Côte d’Ivoire qui partage la même langue et la même tradition avec les N’zima du Ghana, a dans sa tradition la fête de la moisson qu’il célèbre annuellement afin de fêter l’année qui vient de passer mais surtout pour conjurer les sorts de la nouvelle année. Cette manifestation se nomme "Abissa". |
A cette occasion toute la ville de Grand-Bassam est en effervescence car elle doit accueillir non seulement les N’zima des autres contrées telle que ceux d’Assinie mais aussi de nombreux touristes; autres admirateurs et sympathisants de cette fête qui hormis la qualité rythmique du son des tama-tams, la fouge tout aussi rythmique et endiablé des pas des danseurs, la finesse légèreté de celles de ses danseuses envahies par l’esprit de la cérémonie, raconte toute l’histoire du peuple N’zima à travers le temps et l’espace combinant légende et faits.
A cette occasion le Roi des N’zima se manifeste dans toute sa grandeur, dans toute sa splendeur accompagné de son épouse si elle appartient au même groupe familial que le roi, autrement on lui substitue une autre femme ayant des origines royales, remplissant la condition précitée. Le Roi alors couronné et paré d’or de la tête aux pieds incontournable, sa présence donne toute l’ampleur de la fête. Il est porté par ses sujets au lieu de la manifestation.
Le Tam-tam, base de l’Abissa donne la teneur de la manifestation. Il est le langage unificateur des sept familles. Son rythme endiablé ne laisse personne indifférent. Il pénètre les âmes et les cœurs, laisse planer sur l'espace une atmosphère particulière d'inspiration, où il s'exprime toute la beauté de l'harmonie contraditoire qui donne au peuple nzima sa richesse. Séraints et l'esprit calme les convives s’expriment dans une même ferveur. Rien d’autre existe dans les esprits en cette période que l’Abissa. Aussitôt terminé le soir, on a hâte de se retrouver le lendemain pour livrer son corps à l’appel des tam-tams. Le jour le plus important de la manifestation est le mardi. Ce jour là, commence le jugement de tous les grands actes effectués pendant l'année. Ils sont critiqués s’ils ont été mauvais, glorifiés s’ils ont été bons. Les institutions, les personnalités, les notables, dls chefs et autres personnalités en vogues n’zima peuvent être pris en partie par les chansonniers. Cela se fait en présence du Roi sous forme de récital et en paraboles sans qu’aucun nom ne soit cité. Les interpellations et les critiques sont fait sans animosité.
La tradition et l’esprit veulent que les personnes se reconnaissant dans ces critiques ou dans ses dénonciations ne s’offusquent pas et viennent s’il à lieu saluer les chansonniers.
Cette cérémonie qui débute le premier dimanche du mois de novembre, autorisant toute sorte de transformation dans le style carnavalesque, les écarts volontaires de langages toujours dans la bonne humeur, sans provocation tacite, étant autorisés, dure une semaine. Elle prend fin le dimanche suivant en fanfare.
Tous les tam-tams sont mis en "berne" durant la semaine. Seuls ceux de l ’Abissa ont le droit d’émettre. Il n’y a non plus de baptême, de funérailles et aucune célébration en cette période. Seul, l’Abissa a le droit de citer. Il est prioritaire et personne ne doit déroger à cette règle.
Le peuple N’zima est composé de sept familles, qui sont « Mafelè, Ezohilé, Alohomba, N’djoafo, Azahoulé, N’vavilé, Adaholin. Chaque famille est possesseur d’une entité, d’un symbole qui l’identifie. A cette occasion les membres les portent avec grandeur et fièté.
- Les Mafelè ont pour symbole l’or. Ils sont possesseurs de ce métal précieux et ils le font savoir à cette occasion.
-Les Ezohilé ont l’eau, le riz et le chat qu’ils portes sous forme de médailles.
- Les Azahoulé ont l’igname et la flûte.
-Les N’djoafo, le feu
- Les N’vavilé les céréales, symbolisé par le maïs qu’ils portent à leur cou ou alors qu’ils portent sur la tête. Ils sont aussi à l’origine de l’Abissa et maîtres de cérémonie.
- Les Alohomba symbolisé par le vin de palme et les cruches.
- Les Adaholin, les graines de palmier qu’ils tressent et portent au cou.
Le Roi personnage vénéré des appollo ou des N’zima comme tous les Akan, est lui-même membre de cette communauté et appartient à l’une des sept familles. Il est, et demeure le garant de la tradition ainsi que de l’unité des sept familles.
L’Abissa est l’occasion de voir et de découvrir la teneur et la place que la tradition occupe dans la vie et dans le quotidien des Nzima en général et ceux de Bassam en particulier.
Cette manifestation vue comme un carnaval est prisée des touristes qui viennent chaque année de plus en plus nombreux
A Grand-Bassam, il y a un autre groupe Akan appelé « Abouré » Un groupe aux traditions similaire à celles des autres groupes tout aussi riches qui méritent d’être connues. Les Abouré de Mouhossou, l’un des quartiers importants de Bassam (car il y a les Abouré de Bonoua, ville voisine de Bassam) , ont leur fête de génération que nous découvrirons dans notre prochaine rubrique.
Si vous aimez la Côte d’Ivoire et voudriez la découvrir, venez à Grand- Bassam au début du mois de novembre, vous en aurez pour votre voyage et pour votre séjour. Les nombreux hôtels de tous les standings vous attendent.
Hormis l’esprit de la fête, vous découvriez et vivrez si vous le désirez avec le peuple n’zima et Abouré avec ses royautés qui ont traversés les ages, autour desquels se construise l’unité des peuples qui les composent. Connaître un peuple, c ’est s’imprégner de sa culture. C’est respecter ses traditions et avoir l’esprit ouvert sans à priori car il ne peut avoir de connaissance sans une tolérance d'esprit.
Si vous voulez visiter l’Afrique et profiter de sa richesse culturelle, si vous voulez aller à la recherche ou à la rencontre d’autres connaissances pour mieux comprendre la votre et mieux appréhender le temps et l’espace, à travers eux les peuples différents de vous afin de donner une basse solide à la vraie solidarité, à la vrais humanité avec sollicitude et respect, il convient de vous défaire au préalable de tout préjugés, vous vivrez alors la richesse de l’Afrique. Vous comprendrez mieux les traditions et serez mieux imprégnés de la valeur africaine. Quoi qu’il en soit, vous ne serez pas déçu. Le peuple de .Grand-Bassam, à travers lui ceux de la Côte d'Ivoire toute entière et de l'’Afrique vous offre tout, il suffit de vous rendre disponible d’esprit.
La ville de Grand-Bassam prête à vous accueillir vous offrira ses meilleurs atouts. Ses plages, ses plans d’eau, ses hôtels , ses restaurants, son artisanat et son savoir faire artistique. La convialité du peuple Nzima, Abouré comme tous les Akan ne pourrait que vous laisser d'agréables souvenirs.
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